L’excellence au cœur de notre accompagnement

Notre démarche qualité s’inscrit dans une volonté d’excellence. Elle vise à questionner nos pratiques, à renforcer ce qui fonctionne bien et à faire évoluer notre accompagnement pour répondre toujours mieux aux besoins et aux attentes de chacun.

L’excellence : un engagement de tous les jours

La qualité de l’accompagnement ne repose pas seulement sur des règles ou des procédures : elle se construit chaque jour dans l’attention portée aux résidents, dans l’écoute des familles et dans l’engagement des professionnels.


L’anti-hôtel


Il ne saurait s’agir de rogner sur la qualité des locaux ou celles des services qui doivent correspondre à ce que l’on attend d’un hôtel de qualité. Mais l’hôtel est un lieu de passage, à ce titre froid et impersonnel, où l’anonymat est cultivé. Une maison de retraite est un endroit où l’on demeure et où il convient de se sentir chez soi.

La transparence

Un hôtel délivre des services et ses clients, de passage, ne sont pas intéressés par la manière dont ils sont élaborés. Un hôtel présente deux aspects : la face externe, accessible à la clientèle, et la face interne, cachée, qui ne concerne que le personnel. Une maison de retraite est un lieu de résidence qui se doit d’être ouvert à tous les niveaux de fonctionnement. Dans la mesure du possible, les locaux de service seront visibles et accessibles (les locaux fermés pour raison d’hygiène peuvent être rendu transparents par un panneau vitré). Toute la vie de la maison se trouve directement à la portée des résidents. Ils sont incités à participer à son organisation et, sachant ce qui se passe, donnent leurs avis et interviennent.

L’autonomie

La dépendance des personnes âgées se révèle durable et risque généralement de s’aggraver. Il ne s’agit pas seulement de la pallier mais de la compenser de sorte que nos résidents restent le plus autonomes possible, physiquement et psychologiquement. Il est important que l’admission se traduise par un gain d’autonomie systématique et conscient.

La domination

Sur le plan psychologique, les personnes âgées souffrent chroniquement, et plus encore en institution, de la maladie à laquelle Durkheim voyait l’une des principales causes de suicide et qu’il appelle “anomie” (en grec, a privatif, et nomos, loi dans le sens de principe des relations sociales), sentiment très fort de n’avoir plus aucune raison d’être, de ne pas avoir sa place, d’être inutile à la société. Plus un être humain est socialisé et intégré, plus il est structuré et bien dans sa peau, parce que parfaitement lui-même. Notre mission consiste à substituer l’“épinomie” à l’anomie, l’épinomie, c’est-à-dire une meilleure intégration. Dans EPINOMIS, épi signifie “conforme à” mais aussi “au-delà de” et nomis, socialisation. Il s’agit d’abord de permettre une meilleure intégration sociale mais aussi un dépassement des simples rapports sociaux pour entrer dans la sollicitude, l’amour du prochain.

L’anti-hôpital


Dans un hôpital, les patients sont totalement dépendants et le savent. Cette situation n’est supportable que parce qu’elle est provisoire. Une maison de retraite va héberger une longue période de la personne âgée. Elle ne doit pas trouver sa finalité dans le seul état de santé ou tout autre critère partiel mais seulement dans le bien être, la qualité de vie de ses occupants.

La médicalisation

Elle est incontournable. Si les personnes âgées viennent en établissement, c’est pour y trouver une grande sécurité médicale 24 heures sur 24, avec des équipements adaptés et une équipe qualifiée et dévouée. Nous devons faire face à une autre exigence : préserver au maximum la personne âgée des changements qui la traumatisent (hospitalisation et autres transferts).

L’appropriation

Il ne peut y avoir de socialisation réussie si le préalable du respect de l’intimité n’est garanti. Il intervient à deux niveaux : la chambre individuelle et le découpage en unités de petites tailles, qui allège la pression collective pesant sur les résidents. Toute l’organisation contribue à la meilleure appropriation de la chambre (respect de l’intimité, aide à la décoration, apport possible de quelques meubles) comme de la résidence (transparence, élections, conseil d’établissement et autres commissions…).

Le cœur

Il s’agit de rompre avec l’exclusion sociale et de diffuser la vie au sein des institutions. L’organisation d’une résidence, comme ses infrastructures, doit se concevoir à la manière d’une pompe qui diffuse la vie jusque dans les recoins les plus reculés. Si la personne âgée ne peut participer à la vie de la cité, il s’agit alors d’amener la cité au sein de l’institution de manière volontaire et artificielle (tennis ou autre installation ouverts au voisinage, mise à disposition de salles, liens privilégiés entretenus avec le monde associatif, etc.)

La sollicitude


Sur le plan psychologique, les personnes âgées souffrent chroniquement, et plus encore en institution, de la maladie à laquelle Durkheim voyait l’une des principales causes de suicide et qu’il appelle “anomie” (en grec, a privatif, et nomos, loi dans le sens de principe des relations sociales), sentiment très fort de n’avoir plus aucune raison d’être, de ne pas avoir sa place, d’être inutile à la société.

Plus un être humain est socialisé et intégré, plus il est structuré et bien dans sa peau, parce que parfaitement lui-même. Notre mission consiste à substituer l’“épinomie” à l’anomie, l’épinomie, c’est-à-dire une meilleure intégration. Dans EPINOMIS, épi signifie “conforme à” mais aussi “au-delà de” et nomis, socialisation. Il s’agit d’abord de permettre une meilleure intégration sociale mais aussi un dépassement des simples rapports sociaux pour entrer dans la sollicitude, l’amour du prochain.

La qualité

Il convient de ne pas s’arrêter aux doléances mais de structurer une démarche contrôlée. Le terme EPINOMIS, dans sa double acception, s’identifie pleinement comme une démarche qualité. La conformité au légalisme traduit le respect des missions, des procédures et des gestes. Le dépassement de ce formalisme, qui se trouve être son objectif, se cristallise dans la sollicitude envers les personnes âgées.

La réalisation

Il est important de respecter certains ratios minima en personnel mais les moyens sont toujours limités. En formalisant les différentes tâches, l’intervention de chacun se trouve rationalisée. Le personnel est responsabilisé individuellement et collectivement. Il prend la mesure de sa contribution à la vie de l’établissement. Il se réalise dans son travail. La formalisation laisse paradoxalement plus de latitude, elle permet de libérer l’attention des procédés automatisés, au profit du bien-être et du bonheur des résidents.

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